Produits de la Ruche

La composition du Miel

Il est constitué principalement de glucides en grande quantité (78 à 80 %) représentés essentiellement par du fructose (38 %), glucose (31 %) mais aussi par du maltose, du saccharose (en petite quantité) et d’autres polysaccarides. L’eau est aussi un composant important du miel (17 %).

On trouve aussi :

  • Des protides (1 %) contenant un grand nombre d’acides aminés tels que : l’acide asiatique, glutamique, l’alanine, l’arginine, l’aspargine…
  • Des sels minéraux (0,3 %) composés de plus de d’une trentaine d’éléments comme l’aluminium, l’argent, le chlore, le calcium, le beryllium et le potassium (composants qui se trouvent dans tous les miels).
  • Des acides organiques composés d’acide gluconique, de lipides, des triglycérides, de l’acide gras et des vitamines (B1, B2, B3 appelé aussi PP, B5, B6, C, A, B8, appelé aussi H, B9, D et K).
  • Les facteurs antibiotiques regroupés sous le nom de l’inhibine
  • Des enzymes qui ont un rôle important dans la fabrication du miel. Les principales sont la gluco-oxydase, glucose-invertase, amylase-alpha et amylase-bêta.

Il renferme ainsi des vitamines, des minéraux, des protéines.

Le Miel : nectar des fleurs et miellat des arbres

Les abeilles de plus de 21 jours sont chargées de la récolte du nectar des fleurs. Les fleurs produisent ce liquide sucré pour attirer les insectes afin que ces derniers, en passant de fleur en fleur, les pollinisent. L’abeille stocke le nectar dans son jabot, environ 5 mg, ce qui représente la visite de nombreuses fleurs.

Quand la butineuse est de retour à la ruche elle régurgite le nectar de son jabot. De jeunes ouvrières l’ingurgitent à leur tour pour ensuite aller le déposer dans des cellules ou le transmettre à d’autres abeilles. Ce transfert du nectar d’abeille en abeille s’appelle la trophallaxie. Même une fois déposé dans une alvéole le nectar est repris et régurgité par les abeilles. Cette transmission de jabot en jabot est fondamentale dans la transformation du nectar en miel. En effet, dans le jabot de l’abeille se trouvent des enzymes qui catalysent la transformation des sucres. Par exemple le saccharose (sucre complexe) est décomposé en fructose et glucose (sucres simples).

Le nectar collecté sur les fleurs contient 80 % d’eau. Une cellule contenant du nectar va rester ouverte jusqu’à ce que la proportion d’eau passe en dessous de 20 %. Les abeilles chauffent et aèrent la ruche afin de garantir cette évaporation. Quand une cellule est suffisamment concentrée en sucres (donc pauvre en eau) l’abeille ferme l’alvéole avec une fine pellicule de cire que l’on appelle opercule.

Le miel de Miellat

Le miellat est un liquide incolore gluant et sucré. C’est le produit final de la digestion de la sève de l’arbre par des pucerons (autrement dit c’est de l’excrément des pucerons). En général il y a indiqué « miel de sapin » ou « miel de forêt ». Les miels de miellat ont une couleur plus sombre.

Ces pucerons se trouvent sur des résineux tels que pin, sapin, épicéa et mélèze ou sur des feuillus tels que chêne, tilleul, châtaignier, peuplier, saule, érable … De nombreux autres insectes profitent du miellat des pucerons, en particulier les fourmis.

Une propriété diététique importante du miel est qu’il est assimilé plus vite par notre organisme que le sucre blanc car le miel est déjà en grande partie hydrolysé en fructose et glucose. Et une autre propriété très importante :  le miel, c’est bon !

Propriétés générales des miels

  • Anti-bactérien, pH acide du miel
  • Anti-inflammatoire, anti-oxydant
  • Stimulant de la cicatrisation, effet hygroscopique
  • Débridant (relative humidité)
  • Adoucissant

Le miel apporte des glucides, le pollen des protéines.

Propriétés spécifiques

Digestion et constipation : Le miel est beaucoup plus digeste que le sucre car il contient très peu de saccharose. Sa digestion est facile et rapide. Il est parfois conseillé à ceux qui sont sujets aux troubles digestifs de remplacer le sucre par le miel, en particulier pour les personnes constipées.

Mal de gorge, le rhume : Le miel est efficace, il peut être aussi utilisé en gargarisme pour la gorge, calmant.

La sinusite : Le miel pourrait aider à combattre la sinusite.

L’endormissement : Le miel est un produit calmant que l’on peut prendre le soir avant de se coucher, à la cuillère ou dans une tisane.

Blessure : Le miel est un très bon cicatrisant

Il permet aussi de lutter contre la grippe, la fatigue en général,  les maladies cardiaques, l’arthrite, le mal de dents, le cholestérol, l’acné, les maladies de la peau…la liste est longue.

Le pollen

Comment l’abeille prépare le pollen ?

Elle le récolte sur les fleurs entomorphiles (fleurs que les abeilles butinent par opposition aux fleurs anémophiles que le vent disperse) pour en retirer les protéines ou certains lipides. Elle gonfle à l’aide de ses sécrétions les grains de pollen d’eau sucrée qui libèrent alors des nutriments: protéines, lipides, minéraux, vitamines, antioxydants…
En cas de disette entomorphile , l’abeille peut butiner fleurs anémophiles (fin d’hiver ou été) dont certains pollens sont allergisants (bouleau, frêne, armoise, ambroisie…).

L’idéal pour éviter cet inconvénient avec les personnes allergiques, il est préférable de récolter le pollen dans la seconde partie du printemps, là où les fleurs entomorphiles sont très nombreuses.

Les bienfaits du pollen

Le système immunitaire concentre 60 à 70 % des cellules immunitaires autour de nos intestins qui présente une surface d’échange de 300 m2 (contre 2 m2 pour la peau). Le tube digestif est le lieu principal où le système immunitaire développe soit une tolérance à l’égard des aliments ou des substances inoffensives, soit des moyens de lutte contre les microbes dangereux. La défense s’organise autour d’un triptyque: la flore bactérienne, la muqueuse intestinale et le système immunitaire.

Le renforcement de la flore bactérienne par les probiotiques, contenus en particulier dans le pollen frais, contribue à augmenter l’effet barrière.

Ainsi la prise de pollen frais possédant des propriétés antibactériennes, antifongiques ou antivirales aidera le système immunitaire., sous réserve de ne pas être allergique.

Source: Abeilles et Fleurs n° 760 – mai 2014

En échange du nectar donné par la plante l’abeille transporte le pollen de fleur en fleur. C’est la pollinisation. Mais au passage elles gardent une partie de ce pollen pour leurs propres besoins alimentaires.

En butinant les abeilles se retrouvent involontairement saupoudrées de grains de pollen. En passant de fleur en fleur elles vont disséminer ce pollen. Mais elles vont aussi soigneusement se peigner, d’avant en arrière, et agréger les grains en pelotes. Ces pelotes peuvent atteindre 2 à 3 mm de diamètre et peser 25mg. Ces pelotes sont stockées sur les corbeilles prévues à cet effet et situées sur la paire de pattes arrières.

De retour à la ruche, comme pour le nectar, les butineuses confient leur chargement à des abeilles plus jeunes qui vont aller stocker les pelotes de pollen dans des alvéoles situées autour du couvain. L’abeille tasse avec sa tête les pelotes au fond de l’alvéole. Contrairement au miel ces cellules à pollen ne sont jamais operculées.

Une fois stocké dans les alvéoles le pollen va subir deux fermentations lactiques. Le pollen est l’unique source de protéines de l’abeille. Il servira ensuite à faire de  la gelée royale pour nourrir la reine et élever le couvain (pendant les 3 premiers jours) . Sans pollen, la reine s’arrête de pondre. Une colonie consomme entre 35 et 40 kg de pollen par an.

Le pollen peut être récolté sur une ruche grâce aux trappes à pollen.

Il constitue un stimulant fonctionnel naturel. Il est indiqué dans les états de fatigue, de problèmes gastro-entérologiques et génito-urinaires.

Comment déguster le pollen? On peut le manger frais ou déshydraté.

Frais : Aussitôt récolté, le pollen est congelé. On le déguste ensuite directement du congélateur et on le remet au congélateur. Même si on le ressort, on peut le recongeler sans problème. C’est le seul produit  qui permette cette alternance de gel et dégel. Les risques liés au phénomène congélation décongélation sont inexistants car les pelotes de pollen ne renferment aucune flore bactérienne pathogène. D’autre part, les grains de pollen sont des cellules à très faible teneur en eau (environ 8 %). Cette teneur en eau n’est pas suffisante pour éclater les cellules lors de la congélation et au dégel, il n’y a ni écoulement de jus, ni d’oxydation rapide due à la détérioration des membranes.

Déshydraté : Il se conserve alors à température ambiante et se consomme de la même manière que le pollen frais.

Couleur et origine des pollens selon les saisons

(Source: L’abeille Tarn et Garonnaise)

pollens

La gelée royale

La gelée royale est le produit le plus rare de la ruche, et donc le plus cher. C’est ce trésor réservé à la reine, aux larves royales et naissantes.

La gelée royale est une substance blanchâtre et gélatineuse sécrétée par certaines glandes des jeunes abeilles nourricières. Elle est destinée à l’alimentation des larves au premier stade de leur développement et constitue le régime alimentaire exclusif des reines durant toute leur existence. Également nommée « lait des abeilles », elle contient de 50 % à 65 % d’eau et de nombreuses autres substances, dont :

  • des sucres (15 %), essentiellement du fructose et du glucose ;
  • des protéines (de 18 % à 13 %) ;
  • des acides gras (de 3 % à 6 %) ;
  • des minéraux (1,5 %) ;
  • des vitamines, surtout celles du groupe B, notamment la B1 et la B5 ;
  • des oligo-éléments (minéraux sous forme de traces).

C’est aux jeunes abeilles (âgées de 4 à 10 jours) qu’incombe la tâche de nourrir les larves et la reine. Ce sont donc ces nourrisses qui vont fabriquer la gelée royale et la distribuer à toutes les larves jusqu’au 3ème jour, et au-delà si la larve a été « sélectionnée » pour devenir une reine.

Pour pouvoir fabriquer de la gelée royale les nourrices doivent consommer du miel et surtout du pollen (4 mg/jour). Ensuite, grâce à leurs glandes (hypo-pharyngiennes, mandibulaires et salivaires céphaliques) elles produisent les différents composants de la gelée royale. En cas de carence en pollen les glandes hypo-pharyngiennes des nourrices se développent incomplètement, ce qui compromet l’élevage du couvain.

A partir du 10e jour les glandes hypo-pharyngiennes vont s’atrophier et l’abeille ne pourra plus produire de gelée royale. On comprend l’intérêt qu’il y a, à avoir de jeunes abeilles des 2 côtés quand on constitue un essaim artificiel. Contrairement aux autres produits, il n’y a pas de stock de gelée royale dans une ruche. Pour l’obtenir il faut aller la chercher dans les cellules royales. De tous les produits de la ruche, la gelée royale est celui qui est obtenu par le mode le plus barbare qui soit : l’élimination des futures reines. La méthode commence comme pour l’élevage de reines : On incite les abeilles à élever de nouvelles reines en les privant de leur reine actuelle et en introduisant de jeunes larves dans des coupelles ressemblant à des ébauches de cellules royales. Puis au 4 ième jour on élimine la larve de reine et on récupère la gelée royale dans laquelle elle baignait. Soit environ 300mg (1/3 de gramme).

Avec cette méthode une ruche peut produire quelques centaines de grammes de gelée royale par an (300 à 400 g). Ce qui représente le sacrifice de quelques milliers de larves de reines par ruche et par an. La Chine produit chaque année des dizaines de tonnes de gelée royale, ce qui nécessite le sacrifice de plus d’un milliard de larves de reines ! A la sortie de la cellule royale, la gelée royale est un produit blanchâtre et gélatineux qui, après filtrage, peut être consommé immédiatement, mais ça n’a pas bon goût. Il faut impérativement la conserver au frais dès sa récolte. Dans le commerce on trouve la gelée royale sous diverses formes :

  • Fraîche (conservée et vendue au frais)
  • Lyophilisée (en gélule)
  • Mélangée à d’autres produits (en général du miel)

Fatigue, stress, convalescence

Traditionnellement, on recommande de prendre la gelée royale avant le petit-déjeuner, pendant 4 à 6 semaines. Certains auteurs suggèrent de consommer jusqu’à 1,2 g par jour de gelée fraîche (400 mg de gelée lyophilisée) au début d’un traitement en cas de grande fatigue ;

La gelée royale stimule le système immunitaire. Elle permet de lutter contre la fatigue, l’épuisement et même contre l’état dépressif. Dans d’autres cas, elle s’avère être aussi très efficace contre l’impuissance, la frigidité ou encore la perte de mémoire par exemple. C’est un véritable fortifiant et stimulant.

Il est quelquefois aussi noté que la gelée royale a un effet anticancérigène. Elle soutient les personnes en convalescence. Elle a aussi une action protectrice vis-à-vis des maladies et des agressions de l’extérieur comme les bactéries.

Elle a des propriétés :

  • Antioxydante ;
  • Anti-vieillissement ;
  • Antibiotique et antibactérien ;
  • Anti-infectieux (contre les virus, les bactéries et les germes).

La propolis

La récolte

Les bourgeons de certains arbres sont enduits d’une résine aux propriétés antiseptiques qui est récupérée par les abeilles. Elle constitue une véritable barrière contre les agents microbiens pathogènes qui pourraient infecter les jeunes bourgeons. Les abeilles prélèvent cette résine sur les bourgeons des arbres en la récoltant sur leurs pattes arrières et la ramènent à la ruche. L’origine végétale de la propolis dépend de la zone climatique dans laquelle se trouve la ruche. Dans les régions à climat tempéré comme en Europe, la propolis est issue à 95 % des bourgeons de peupliers.
La propolis est une substance brune élaborée par les abeilles. C’est un mélange de pollen, de cire, de résines et baumes récoltés sur différents végétaux (écorces d’arbres, feuilles, bourgeons des bouleaux, des saules, des chênes, marronniers…).

La propolis contient plus de 300 molécules actives identifiées. Elle est composée globalement de 50 % de résines et baumes, 30 % de cire, 10% d’huiles essentielles, 5 % de pollen et 5 % de matières minérales et organiques. L’apiculteur peut extraire la majorité des cires et obtenir un extrait appelé propolis pure. Cette propolis pure est composée à 100 % de molécules actives d’intérêt pharmacologique tels que flavonoïdes (pinocembrine, galangine, quercétine, acide caféique…), composés phénoliques (acides aromatiques, esters d’acides aromatiques), huiles essentielles et quelques autres composés organiques puissants (acides gras, sucres…).

L’abeille découpe les gouttes de résine avec ses mandibules, en fait de petites boules qu’elle accroche dans les paniers de ses pattes arrières. Contrairement au pollen, qui est une conséquence du butinage, la résine est volontairement cueillie.

De retour à la ruche la résine collectée est mélangée avec de la cire. Les abeilles utilisent ensuite la propolis à deux occasions :

  • pour « momifier » un objet qu’elles n’arrivent pas à sortir de la ruche. En général le cadavre de petits animaux.
  • pour obturer des interstices inférieurs à 6 mm. Par exemple pour boucher une entrée d’air, ou limiter la taille de l’entrée de la ruche.

En dehors de toute incitation, une ruche produit entre 100 et 300 grammes de propolis par an.

Son usage

La propolis peut s’avérer utile pour lutter contre certaines infections de la bouche, aphtes… et en cosmétologie dans des crèmes de beauté, savon…en raison de ses qualités antimicrobienne, antibiotique, cicatrisante et anti-inflammatoire.. Elle est notamment utilisé sous forme de bain de bouche ou de dentifrice. Des études suggèrent que ces formulations pourraient aider à guérir des infections buccales comme les plaies de la muqueuse, les abcès ou les aphtes, des infections de la bouche.

Conditionnée en gélule, en flacon, en gomme à mâcher, en comprimés, en poudre ou mélangée au miel, la propolis est un produit d’exception, qui a de nombreuses vertus . Elle a des propriétés :

  • antibiotique ;
  • antiseptique ;
  • anti-infectieux pour les infections respiratoires et ORL ;
  • anti-fongique contre les mycoses, les champignons, la teigne ;
  • antigrippal ;
  • antioxydant.

Elle possède également des vertus médicinales :

  • au niveau digestif (antiparasitaire, détoxifiant) ;
  • au niveau cutané :
    • contre le vieillissement de la peau ;
    • pour favoriser la cicatrisation et traiter les plaies ;
      • pour soigner les brûlures

La cire d’abeille

La cire est le matériau de construction des rayons. Elle sert à bâtir les alvéoles qui pourront indifféremment recevoir du miel, du pollen ou du couvain. Ce sont les jeunes abeilles ouvrières de moins de 20 jours qui produisent la cire. Les écailles de couleur blanche sont produites par une des glandes cirières. Les pattes arrières raclent les 8 squames de cire que l’on trouve sur les sternites. Les écailles sont si légères qu’il en faut environ un million pour produite 1 kg de cire.

Pour produire de la cire il faut que la température dans laquelle se trouvent les cirières soit entre 33° et 36° C.
Pour produire 1 kg de cire les abeilles consomment entre 6 et 12 kg de miel.
Les abeilles incorporent 5 % de propolis et de pollen à la pâte ce qui a pour effet de permettre sa solidification à la température de la colonie ;

Elle a bien sur de multiples intérêts tant au niveau industriel (cosmétique…), qu’alimentaire(additif E901, revêtement pour le fromage..),que  pour l’apiculture, elle est confiée à un gaufreur qui va la transformé en cire gaufrée, mais aussi pour la fabrication de bougie et de produit ménager(cirage des parquet) .
Attention elle est très inflammable.

Le venin d’abeille

Il est utilisé en rhumatologie, cardiologie, maladies auto-immunes.